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Hassan Belkhodja, qui est mort subitement le 29 novembre 1981, n'était pas seulement un spécialiste de l'économie et des finances, il était aussi l'une des personnalités les plus marquantes de la Tunisie indépendante.


Biographie

Hassan Belkhodja, qui est mort subitement le 29 novembre 1981, n'était pas seulement un spécialiste de l'économie et des finances, il était aussi l'une des personnalités les plus marquantes de la Tunisie indépendante.

Hassan Bel Khouja
Hassan Bel Khouja


Disciple de Bourguiba, Il s'est toujours caractérisé par une ferme constance dans ses idées.
Né le 10 mars 1916 à Ras Jebel, près de Bizerte, il a fait ses études secondaires au lycée Carnot de Tunis, avant d'aller suivre les cours de la faculté de Droit de Paris, où il a obtenu sa Licence puis son Doctorat en 1950.
Dès sa jeunesse, il milite dans le Mouvement d'Indépendance. Il est membre de la délégation du Néo-Destour à Paris et président de l'Association des étudiants nord-africains de France, ce qui le destine tout naturellement à intégrer la délégation tunisienne lors des négociations tuniso-françaises en 1954, puis à représenter son pays en tant que Haut Commissaire, puis Ambassadeur à Paris. Charge qu'il occupera, en 1957, à Madrid.
En 1959, il délaisse la diplomatie pour la finance. Il est tour à tour fondateur, puis Président directeur général de la Banque Nationale de Tunisie, fondateur de la STIL, P.d.g. de la Société Nationale Immobilière de Tunisie, puis de l'Office du Commerce, fondateur de Nestlé Tunisie, avant d'accéder une première fois, en 1971, à la tête de la Société Tunisienne de Banque.
Cette carrière de grand commis a été entrecoupée par des responsabilités ministérielles : ministre des Affaires économiques en 1969, de l'Agriculture en 1974, des Transports et des Communications, puis des Affaires étrangères en 1979. En 1981, quelques mois avant sa mort, il quitte le gouvernement et renoue avec la présidence de la Société Tunisienne de Banques.
Marié et père de quatre enfants, Hassan Belkhodja ne s'est jamais départi, au cours de ses multiples et importantes activités, de son urbanité et d'un sens aigu de
l'humour.
Élu membre du Bureau Politique du Parti Socialiste Destourien en 1964 et député depuis 1971, il a été élevé, en 1974, à la dignité d'Ambassadeur de Tunisie. Il est décoré du Grand Cordon de l'Ordre de l'Indépendance et du Grand Cordon de l’Ordre de la République.

Biographie parue dans l’hebdomadaire L'Express

 


Ecologiste

Hassan Belkhodja a été conduit lundi 30 novembre 1981 à travers les rues de Ras Jebel jusqu'à sa dernière demeure. Cette terre qui lui était si chère et dont il a défendu si jalousement la préservation du patrimoine.
Mais parmi les milliers de personnes qui ont suivi le cortège, peu - y compris ses intimes -imaginaient l'action qu'il a menée inlassablement depuis 1974, en faveur de la protection de la nature et de l'environnement.
Si Hassan a participé au printemps 1975 à l'Assemblée générale constitutive de l'Association «Les Amis des Oiseaux» dont il fut depuis le président d'honneur. C'est en sa qualité de ministre de l'Agriculture que de 1974 à 1979, il apporta soutien total et encouragement à l'ATPNE (Association Tunisienne pour la Protection de la Nature et de l'Environnement) dont il présida plusieurs assemblées générales et aux «Amis des Oiseaux».
Durant cette période, la législation tunisienne en matière de protection de la faune sauvage a connu un développement exemplaire. Si Hassan savait mieux que tout autre qu'une législation ne vaut que par son application et c'est pourquoi Il y veillait tout particulièrement. A ce propos nous avons encore en mémoire une action d'éclat de Hassan Belkhodia : c'était en 1978, un Emir d'un riche pays, accompagné d'une suite imposante de fauconniers et de serviteurs, débarqua un jour dans le Sud-Tunisien pour chasser au faucon sacré, l'outarde «houbara», oiseau rare en voie d'extinction dans plusieurs pays et strictement protégé en Tunisie. Notre Association dépêcha son vice-président auprès de Si Hassan dont le bureaux était toujours ouvert aux visiteurs. Sitôt mis au courant il appela au téléphone le gouverneur de Medenine et à celui-ci qui lui signalait qu'il s'agissait d'un «Grand Emir», Si Hassan rétorqua "Amir fi bladou", il est Emir chez lui... mais pas en Tunisie.

Hassan Belkhouja STB
STB

A l'époque l'affaire fit grand bruit au niveau le plus élevé. Si Hassan tint bon et l'Emir ne chassa pas au faucon sacré. Il dût plier bagage et partir chasser ailleurs qu'en Tunisie. Preuve s'il en faut des qualités de l'homme politique responsable des acquis de son pays et du militant jaloux de sa souveraineté au niveau de tous les problèmes auxquels il avait à faire face. Pendant que plusieurs milliers de personnes se recueillaient autour de la modeste Zaouia où il repose désormais, le ciel de Ras Jebel, à l'orage depuis dimanche matin s'est découvert, et les passereaux sédentaires et migrateurs hivernants, venus de très loin, passaient et repassaient au-dessus de la foule recueillie, rendant à leur façon un dernier hommage à leur ami disparu.




Ami des hommes tant il avait érigé le bienfait et le service des autres en sacerdoce, Si Hassan aimait également et protégeait cette terre qui était sienne.
Cette terre avec toutes les composantes de son écosystème, il s'y consacra dès la prise en charge des destinées de l'Agriculture.
A la tête de ce département où il exerça un long ministère, il déploya des efforts remarquables, et se consacra avec la plus bienveillante attention aux problèmes de la protection de la nature et de l'environnement.
Si Hassan fut le premier, au plus haut niveau de responsabilité à mettre sur pied un système institutionnel et opérationnel dans ce domaine. Il fut l'un des premiers à y croire.

A l'écoute de nos associations, tant l'«Association Tunisienne pour la Protection de la Nature et de l'Environnement», que les «Amis des Oiseaux», il ne cessa de leur accorder audience et de leur apporter les encouragements efficaces.
Il sut donner, tout d'abord aux cinquante mesures qu'elle proposaient, puis aux interventions qu'elles sollicitaient, la crédibilité et l'efficacité à l'échelle nationale.
Si Hassan se voulait continuellement disponible comme si le sort d'une espèce menacée, le péril d'une nappe de pétrole ou tout autre menace de pollution le préoccupaient particulièrement au point de le trouver à son bureau ou à son domicile mobilisé au même titre que ses collaborateurs et que nos millitants.
En symbiose avec les instances des Nations Unies (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) Si Hassan avait su placer la Tunisie dans l'arène des nations qui avaient fait de leur devise «Une Seule Terre» et qui œuvraient pour l'avènement d'un nouvel ordre écologique international. Les experts de toutes les nations, les grands seigneurs de la lutte écologiques comme le Commandant Cousteau qu'il avait personnellement tenu à accompagner à «La Galite» aussi soucieux qu'il était du sort d'une espèce en extinction (Le phoque de Méditerranée) que d'une nouvelle espèce d'élevage ovin... tous ces hommes avec nous se rappelleront et salueront la mémoire de celui qui, Ministre de l'Agriculture sut être aussi un grand ami de la terre, un protecteur de sa faune et de sa flore.

Commentaires
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Chawki - Pas d'accord?   | Administrator | 2008-02-23 12:34:57
avatar Des lecteurs voient que Hassan Belkhouja n'était vraiment pas une personnalité éminente de Ras Jebel et qu'il ne méritait pas toute cette attention contrairement a Med Ali Annabi. Que pensez-vous? Y'a t il d'autres personnalités a mentionner? Envoyez-vos articles!
driss tarek - hassen belkhoja   | Votre adresse IP :74.85.13.51 | 2008-04-09 02:13:05
hassen belkhoja et med ali annabi etait toutes les deux deux personalite eminente au niveau nationale mais a mon avi et dapres ma connaissance pour la ville de ras jebel si hassen etait plus marquant voyant les les realisations faites a son epoque et par son initiative lors de sa presence dans des postes haut place aussi il faut dire que si hassen a eu un grand plus pour les habitants de ras jebel qui est le travaille ,noublion pas que des milliers de ghwalbiya "ras jebelois" ont acceder au travaille dans differentes institution meme ayant un niveau intelectuel pas si remarquable surtout dans les banques ,le stil,aussi differentes affiliation de la societe tunisienne de banque comme dar jerba ,magasin generale ect

alors pour conclure je dis que apres le decé de si hassen on na pas si evoluer a ras jebel ,esperon bien quil yaura un nouveau si hassen.


aussi un nouveau si med ali annabi ,brillant homme de science,

mercie pour votre attention,viva ras jebel et c a b
driss tarek - hassen belkhoja   | Votre adresse IP :74.85.13.51 | 2008-04-09 02:16:50
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Dernière mise à jour : ( 27-01-2008 )
 
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